Fleurissement durable...

Voici les avant projet et réalisation de structures sur le thème des biocarburants.
Ces éléments ont rejoint les espaces verts de la commune de Panazol pour l'été 2008.


Une goutte d'eau dans l'univers.


Éléments décoratifs, coccinelles et hérissons aux abords de l'école.


Structure "robinier".

Arbres parabole





Dans des temps anciens, l'homme se servait des arbres comme amplificateur de signal, pour communiquer avec lui-même, et au delà.
A présent, nous avons oublié ce rameau humain, cette parabole greffée sur leurs troncs pour capter en permanence les trésors du ciel.

Nous sommes des arbres.
L'écorce qui recouvre notre corps masque nos branchages.

Ralentir nos mouvements et se tenir ainsi qu'ils sont.
Régler le flot bouillonnant de nos pensées qui nous empêche de percevoir.
pointer notre azimut, et ralentir encore jusqu'à la bonne réception du signal.
Se connecter, et se laisser porter dans leurs bras.
N'entendez-vous pas leur signal se transmettre de branches en branches comme des murmures ?
Château d'auvers sur oise.



Sortez vos ardoises ...

Une vielle ardoise d'école retrouve une seconde vie comme bloc-note végétal.

Sur la plage abandonnée, coquillage et grassula ...


Ce gros coquillage a l'avantage d'être une réserve d'eau naturelle.
Ce principe couplé à un choix de plantes grasses permet un entretien quasiment nul.
Idéal pour la sécheresse, et l'art funéraire.

La sphaigne



Sphagnum magellanicum se rencontre dans les tourbières.
L'exploitation de la sphaigne se déroule principalement sur l'île de Chiloé au Chili. ( la isla Grande de Chiloé)
Il y est appelée "ponpon chiloé" de part sa forme à l'état naturel.
Sa lente dégradation permet la formation de la tourbe.
( matière fossile non renouvelable )

Le Sphagnum est construit comme une éponge capable d' absorber et maintenir jusqu'à 20 fois son propre poids en eau.
Riche en magnésium et en potassium, le sphagnum libère des ions d'hydrogène qui maintiennent une acidité élevée empêchant ainsi la croissance bactérienne et sa décomposition .

En raison de ses propriétés absorbantes et antiseptiques l'industrie horticole l'emploi intensivement depuis longtemps pour la réalisation de substrats de cultures.
En 1995 la France en a consommé environ 900 000 tonnes dont 500 000 d'importation.
Ceci pose clairement le problème du renouvellement de cette ressource.

La sphaigne fait partie des espèces végétales dont la survie dépend de la conservation des milieux tourbeux si fragiles.
Les effets directes et indirects des cultures et de l'élevage intensifs sont souvent la principale cause de leur dégradation par l'apport d'engrais et la présence de lisiers qui modifient cet habitat complexe.

Son exploitation se fait selon les principes empruntés au commerce équitable, en attendant une labellisation future.
(foret modèle de chiloé du centre de recherche pour le développement international CRDI)

Environ 25 familles de petits agriculteurs bénéficient d'une initiative
développée par la Fondation Senda Darwin.
Son objectif est de mettre en œuvre un modèle de production et de commerce basé sur la gestion durable des zones humides.

Les personnes qui participent à son exploitation sont conscientes qu'il s'agit là d'un matériau renouvelable et qu'elles ont donc tout intérêt à le gérer intelligemment...

Obélisque


Benben est le nom égyptien désignant l'obélisque.
Habillé de feuilles d'or il symbolisait un rayon du soleil figé.

Colosse de pierre ornant de célèbres places,
et recouvert de verdure pour les jardins.


Ces monolithes de sphaigne existent en deux tailles:
1.80 et 2.50 mètres avec arrosage intégré.


Tel l'obélisque d'Assouan inachevé, voici la première étape de plantation.
Démonstration et technique réalisées par le paysagiste Jean François Taffin.

Coeur de sphaigne

Un coeur qui bat au rythme des saisons...
Helxine, sagine et joubarde.



Vénus de la fertilité


Vénus stéatopyge.

"Un nu féminin qui ose faire de l'ombre aux nains de jardin."
Inspirée de la sculpture paléolithique de Willendorf.
Structure remplie de sphaigne du Chili, helxine,
socle en gabion de terre cuite.

Sirène

Créature fantastique des mers présente dans plusieurs traditions,
mi-femme, mi-poisson, elle symbolise la séduction.
Par ses chants mélodieux, elle attirera sans peine les jardiniers vers son palais de rêve.
Structure remplie de sphaigne du Chili, helxine, coquillages,
perles de rocaille et corde.

Bouddha


Il y a deux mille cinq cent ans, Bouddha prit l'éveil sous l'arbre de la Bodhi.
Aujourd'hui, celui qui sait médite en haut d'un mur végétal.

Mise en scène pour la vitrine de Noël de Mary'Delor décoratrice à Enghien-les-bains.

Arbre à robinet

Structure sur le thème de l'eau pour les rendez-vous aux jardins 2007.
Exposition à l'Institut thérapeutique et pédagogique dans le parc château d'Arnouville.
Réalisée avec l'aide du Conseil général du Val d'Oise.
Remerciement à Jack Aufrere et Michel Jourdheuil.

Code barre végétal

Casier modulable pour végétaux.

Le casier est muni de pieds lui permettant plusieurs utilisations.
(Horizontale, verticale, et empilement )
Il possède également un anneau
pour sa fixation verticale. (en tableau )

il peut être rempli d'un substrat de différentes natures : sphaigne du Chili, fibre de coco, feutre horticole, ou un mélange de ces différents éléments suivant les besoins.
posé à l'horizontale, le casier permet de moduler des parties de massifs, ou la composition florale.
Dans cette position, les pieds servent à désolidariser le casier de son support, empêchant ainsi l'enracinement de plantes indésirables présentes au sol, et de celles qu'il contient.

Accroché par l'anneau, le casier est utilisable en tableau en position verticale.
Les pieds servent alors à éloigner le dos du casier de son support pour éviter la stagnation de l'humidité. (empêchant ainsi une tache sur le mur )

plusieurs modules peuvent êtres additionnés pour créer des colonnes recto simple.
Les pieds permettent alors l'empilement des casiers en y insèrant des piquets.

La position décalée des pieds permet sur le même principe de créer des colonnes recto verso.
Un vide d'air est ainsi créé dans la partie centrale, permettant l'aération du substrat, et si besoin de passer un tuyau pour un arrosage goutte à goutte en partie haute.


Le casier peut être réalisé en différents matériaux:
en grillage métallique, en feuille de zinc, ou en plastique.
Le format du casier est modifiable, sa réalisation sur mesure est possible pour une demande spécifique.
Il peux recevoir l'insertion de découpes, lettres et logotypes, ou des ajours spéciaux.



Moaï

vive les mariés

Projet de cygnes en topiaire pour le parc paysager d'une commune.
C'est lors d'une promenade en plein "rush" des cérémonies de mariages que j'eus cette idée.
A mon grand effroi, je me rendis compte que les mariés étaient photographiés devant une topiaire de Ptérodactyle...
Un souvenir pas banal pour ce jour exceptionnel.
Vive les mariés, et bon voyage.

Furet

Furet en sphaigne et sédum.
Interprétation d'après une gravure de François Houtin.

Portique

Avant projet d'un portique torii.
Sphaigne du Chili, système d'irrigation incorporé.

Arche

Avant projet arche de style gothique.
Sphaigne du Chili, arrosage incorporé.

Tapis

Tapis peau de zèbre réalisés en gazon synthétique.
Plusieurs tailles existantes sur mesure.

"Richard scissorhands"

Un peu d'histoire ...

L'art topiaire est l'art d'embellir les espaces verts et de donner une forme définie par l'homme aux plantes en taillant leurs branches.
Cet art témoigne de la volonté de l'homme à vouloir maitriser la nature.

Pour les formes complexes, la simple taille ne suffi pas. Il faut recourir à des armatures sur lesquelles on palisse les plantes. de cette manière, l'arbuste guidé va ainsi donner naissance à des formes définies par l'imagination de l'homme.

On trouve des traces de l'art topiaire dans la civilisation Égyptienne.
A l'époque des Romains, les parcs de Rome se parent de topiaires illustrant les dieux de la mythologie, des scènes de chasse.


Au moyen-âge, la topiaire revient a la mode, les jardins se remplissent de formes géométriques.

Au 16 ème siècle, c'est en Italie que cet art est le plus répandu.
Au 17 et 18 ème siècle, l' Angleterre se prend de passion pour la topiaire, c'est alors la haute société qui veux afficher son rang social.
A la même période les jardins à la française se développent dans les allées des châteaux.
Les structures sont alors réalisées en osier.


Au milieu du 19 ème siècle, la mode gagne les Etats-Unis.
Les villes d' Amérique du nord sont en pleine création.

Après la seconde guerre mondiale, ce qui était réservé jusqu'alors à des classes sociales élevées se répand parmi les catégories sociales montantes qui accèdent à l'acquisition de maisons avec jardin individuel.
des sculptures de formes plus raisonnables apparaissent alors.

Aujourd'hui, les architectes installent les topiaires pour relier les bâtiments entre eux.
Les collectivités valorisent leurs espaces urbains.
Les préoccupations écologiques actuelles sur tout les projets importants sont des lieux où les topiaires trouvent leurs places.


l'une des plus récente référence à l'art topiaire au coeur du film de Tim Burton :
"Edward aux mains d'argent"
( Eward scissorhands 1990 )

Impossible de parler de l'art topiaire sans mentionner les gravures de François Houtin.




Actu



Retrouvez moi à l'exposition d'art et d'artisanat liés au jardin qui se déroulera le 3 et 4 mai 2008
dans l'enceinte du château de La Roche Guyon.
Je me réjouirai de vous présenter mes structures pour grimpantes, topiaires, et sculptures végétales, sur le thème de l'année 2008, la paresse au jardin...
renseignements: 01.34.79.74.42
www.chateaudelarocheguyon.fr
Commissaire général Noémie Vialard: 02.99.80.93.13

Troènes en péril

Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ne serait être que fortuite. ;-)



C'était un petit jardin.

Ça y est ! Nous sommes enfin devenus propriétaires de ce jardin bordant notre nouvelle demeure.
L'état de friche de celui-ci nous a été expliqué par notre nouveau voisin:
"Suite aux cent mètres de barefoot traîné par un scooter, la pauve mère, elle n'arrivait pu à s'en occuper ces dernières années."
Il ne tarda, par la même occasion à nous inciter à faire "une bonne taille bien sévère deu c'teu cochonnerie qui fait des p'ites boules qui tachent les pavés autobloquants"...
Tel Champollion nous déchiffrons qu'il veut nous sensibiliser aux désagréments causés par les baies de la haie de ligustrum sur son dallage.

Nous reportons avec diplomatie ces aménagements pour le printemps prochain car c'est vrai que nous sommes encore au milieu d'une partie frénétique de tétris grandeur nature avec quelques piles de cartons en attente dans toute la maison.

Quelques mois se sont écoulés, et nous trouvons enfin du premier coup les interrupteurs de toutes les pièces sans difficulté. Nous nous sentons enfin chez nous ou presque.
Le printemps monte en nous avec l'envie de gratter la terre.
Nous errons dans les allées des jardineries quitte à être dans le rouge en chauffant à blanc notre carte bleu.
Les pots sur le rebord des fenêtres ne nous apaisent plus.
C'est normal c'est la jardinite chronique.
Nous nous surprenons de plus en plus à ne pas rechigner à la vaisselle pour regarder le jardin au travers des carreaux embués de la cuisine, promesse de conquête de nouveaux espaces vierges.

Les plus fortunés feront appel à un paysagiste pour le gros du travail, les autres comme nous que nous dirons les courageux à défaut d'autre chose, déterrerons du fond de la cabane la bêche de la guerre...

Nous sommes un samedi matin, en tenue, bottes en caoutchouc, pantalon grungy de quand on était jeune et vieux tee-shirt sans âge. (Ah ! Non pas celui-ci j'y tiens, c'est celui que je portai sur scène avec le groupe. Y'en a pas un autre ?)
C'est l'heure, et tels des Attila du jardin nous nous lançons sans hésitation.
Chacun connait avec une précision chirurgicale sa tâche, l'opération tempête du jardin est lancée.

La première à avoir eu les racines à nu fut la vieille haie de troènes trop encombrante, ce geste symbolique nous garantissant ainsi de régler sans trop de violence un problème de voisinage.
Suivirent les bordures de buis qui rappelaient à mon épouse le jardin du presbytère qu'elle observait lors de ses interminables heures de catéchisme.
Il faudra aussi arracher tout ce lierre associé au souvenir du matin pluvieux de la Toussaint cadre de la visite annuelle de la tombe de la grand-mère Blanche qui en était entièrement recouverte.
Brrrr, sans plus tarder arrachons tout ça.

Tout ce passa comme prévu, une fois notre tâche accomplie, en regardant notre jardin nous avons eu une pensée émue pour les Poilus de quatorze et l'horreur que furent les tranchées.
Nous n'avons déploré que très peu de perte, hormis un groupe d'innocent narcisses emportées par une erreur de tir de bêche.
C'est moche, mais on ne fait pas de tranchée sans couper de vers de terre.
Nous avons donc décidé d'inhumer leurs dépouilles dans le bac à compost érigé en leur mémoire ainsi que celle de la plante inconnue qui fut pulvérisée sous la chute d'une branche.

Passons enfin à la reconstruction du jardin.
Comme la mode n'est plus aux thuyas nous opterons pour une haie de bambous.
Ce choix est appuyé par le paysagiste: "C'est un très bon choix, c'est très occultant, j'ai des sujets de grande taille" dit il en se frottant les mains.
C'est vrai que depuis l'incinération de feu les troènes nous nous sommes aperçus qu'il y avait derrière, les deux gros bidons blanc que le voisin utilise pour arroser son potager.
Nous avons donc hâte que les plantations commencent...

Le devis pour les bambous ne tarda pas.
Nous avons choisis l'option "sans barrière anti-rhizomes" car avec c'était "le coup de bambou".
Bien que le paysagiste nous ai prévenu de l'utilité de celle-ci avec insistance, qu'il en soit ainsi, les bambous sont enfin en place.

A suivre...